Gratuit or not gratuit : Les limites du free-to-play


: Par Gameof, la rédac

Avant d'essayer de répondre à ces questions, à savoir si un jeu free-to-play est réellement gratuit et quelles sont ses limites, il est peut être bon dans un premier temps d'en donner sa définition.

© Johan Larsson
Doodle Jump - © Johan Larsson sur Flickr

Le free-to-play pour les noob !

Tout d'abord, traduit mot à mot, free-to-play signifie « gratuit à jouer », une appellation à priori sans équivoque et qui pourtant fait l'objet de nombreuses polémiques. En effet derrière ce terme se cache surtout un modèle économique pas toujours d'une très grande clarté.
Plus précisément un jeu free-to-play (f2p pour les intimes) est un jeu téléchargeable ou accessible en ligne gratuitement. À la différence d'un jeu buy-to-play (achète pour jouer), il n'est donc pas nécessaire de payer pour l'acquérir dans son intégralité, ni de souscrire à un abonnement et ce, quelque soit le support. Cependant pour que le jeu soit rentable il a bien fallu trouver un moyen de le financer. D'où la présence de publicité ou d'achats intégrés facultatifs d'objets, de services ou de fonctionnalités par le biais de micro-transactions.

Achats facultatifs, jusqu'à quel point ?

On touche ici au cœur du problème ! Même si les achats intégrés sont effectivement facultatifs, les free to play chercheront d'une manière ou d'une autre à frustrer ou aguicher le joueur pour le pousser à la dépense ou à visionner des pubs...
La méthode la plus souvent utilisée consiste à ralentir la progression du joueur et à installer une routine pour créer une dépendance sur la durée afin qu'il finisse par vouloir payer pour être au top plus vite. 

Le plus difficile pour les développeurs et éditeurs de jeux f2p c'est donc d'arriver à trouver le bon équilibre entre fun, gratuité et rentabilité, et pour les joueurs, à faire des compromis.
C'est ici qu’intervient la notion de limite !

Lorsque les limites sont dépassées...

Bien que les démo déguisées en free-to-play participent à la mauvaise réputation de ce modèle économique, les abus suivants sont certainement les plus souvent pointés du doigt : Lorsque la progression devient bien trop lente voir impossible sans payer ou lorsque subsiste un gros déséquilibre entre les joueurs premium et les autres, notamment dans les jeux exclusivement multijoueurs et compétitifs. Ces jeux sont d'ailleurs couramment appelés des pay-to-win (paye pour gagner), un terme plutôt péjoratif !
Des abus qu'il ne faut pas généraliser même si la frustration est quoi qu'il en soit inhérent à ce modèle économique.

Jouer à un jeu f2p c’est avant tout accepter ses mécanismes. Accepter par exemple de jouer sur de courtes sessions, de ne pas forcément être premier dans les classements, mais surtout être patient.

Alors gratuit ou pas gratuit ?

Il n'y a malheureusement pas de réponse tranchée concernant la gratuité des free-to-play. Si pour certains jeux aucun doute subsiste, pour la plupart tout dépendra du seuil de tolérance du joueur mais également du niveau de frustration imposé par le jeu.
Le free-to-play c'est un modèle économique, mais c’est surtout une nouvelle façon de jouer.