SoulWorker, l’âme fatale de Gameforge

SoulWorker est un jeu développé par Lion Games et édité en Europe par Gameforge (Aion, Tera). Plus proche du Hack'n Slash couloir que du MMORPG classique, le jeu nous balade dans un univers post-apocalyptique façon anime japonais ce qui n'est pas pour nous déplaire. Le style graphique soigné et l'histoire reprend tous les codes du genre. Alors que bon nombre de jeux en ligne proposent plus ou moins la même chose, Soulworker parviendra-t-il à se démarquer de ses concurrents ?

Jeu SoulWorker

Des âmes blessées

Tout d'abord, il va évidemment falloir « créer » son personnage. Nous aurons en réalité le choix entre cinq personnages possédant chacun une classe précise et des caractéristiques différentes, bien que le gunner censé taper à distance n'aura aucun problème en cas de mêlée. Va comprendre...

Bref nous avons Haru Estia une épéiste, Erwin Arclight le Pistolero, Lilly Bloommerchen qui manie la faux comme personne, Jin Sepiatsu combattant à mains nues et Stella Unibell qui viendra à bout de ses ennemis à coup de gros son de guitare. Chacun des personnages à sa propre histoire et utilise les blessures de son âme pour combattre.

Sélection de son personnage dans SoulWorker

Une fois son choix fait, on pourra très légèrement personnaliser son héros (couleur de cheveux ou de la tenue de base...) mais rien de fou. On aura la possibilité de personnaliser davantage son avatar par la suite en gagnant des récompenses, en les fabriquant ou en passant par le shop évidemment.

Bref une fois cette formalité réglée, nous voilà propulsé hors du néant, dans un monde parallèle. Un bref tuto nous indique le gameplay de base. On apprend bien vite que nous sommes l'élu parmi des combattants d’élite utilisant un pouvoir mystérieux : les SoulWorkers. L'avenir de la race humaine est menacé par des créatures venues du néant qu'ils sont les seuls à pouvoir vaincre.

Un système de combo efficace

Oubliez le monde ouvert, SoulWorker se divise en grosses zones (hub) fractionnées en secteurs, eux même divisés en niveaux instanciés (vous suivez toujours ?) qu'il va falloir traverser pour avancer dans l'histoire et effectuer différentes quêtes (histoire, quotidienne, mystère). On sera seulement libre de se la jouer solo ou en équipe et de refaire les niveaux en boucle en mode difficile ou dément pour obtenir de meilleurs récompenses. Un des aspects un peu gênant du jeu. On sera aussi amené à refaire encore et encore le même épisode lorsqu'on se retrouve bloqué dans notre progression ou pour valider des quêtes jusqu'à épuisement de nos points de « Zéle », sorte de stamina qui une fois à zéro empêche tout simplement de jouer tant qu'il n'est pas rechargé.

Un Boss

Chaque niveau est rempli de mods à zigouiller à la chaîne et se termine inévitablement par un combat contre un boss plus ou moins commode.
Pour cela le joueur aura à sa disposition différentes compétences qu'il pourra améliorer à mesure des niveaux. L'arbre des compétences est d'ailleurs plutôt simple mais bien fourni et se divise en capacités actives et passives.

Les combats dynamiques nous obligent à bien connaître notre personnage et permet de vraiment se faire plaisir une fois chose faite. Il faudra trouver le bon équilibre entre attaques de base ou spéciales, skills et esquives pour effectuer des combo dévastateurs. Sans parler des enchaînements de compétences bien sympathiques qu'il sera possible de paramétrer soi-même. Par contre, pas besoin de viser, il suffit d'orienter son perso pour taper juste.

Les combats dans SoulWorker

Plus on frappe des ennemis plus la jauge de SoulNova se remplie, déclenchant le moment venu un pouvoir spécial octroyant entre autres, des bonus de dégâts non négligeables pendant quelques secondes.
Plus tard, notre avatar disposera d'autres compétences particulières, les « Akashas », sortes de cartes qu'il faudra crafter via l'aide de PNJ.

Portails, monstres, trésors

Les mobs vaincus laisseront parfois tomber des items, généralement du consommable, de l'or ou de l'équipement. En fouillant chaque niveau on pourra également ouvrir (à coup de latte) des coffres renfermant également des récompenses.

Comme nous n'avons pas vraiment de contrôle sur les stats de notre avatar lors de sa montée de niveau, comme dans un RPG classique par exemple, on pourra compter sur l'arbre des compétences et le stuff pour le booster à notre guise.

L'arbre des compétences

Les pièces d'équipements apportent leur lot de bonus mais il sera également possible de les consolider (les améliorer quoi) en utilisant des matériaux lootés ou obtenus en recyclant du stuff inutilisables par notre perso. D'ailleurs le matos s'use à mesure des combats, pensez à les faire réparer régulièrement.

D'autres possibilités s'offrent à nous pour booster notre héros :  les broches à accrocher à ses vêtements mais aussi les Titres obtenus en réalisant des succès. À ne pas négliger donc.

Pay-to-fast ?

Au moment du test SoulWorker proposait ou allait proposer une zone JcJ libre pour s'affronter dans la joie et la bonne humeur ainsi que la possibilité de se bastonner en arène et de rejoindre ou créer une guilde. Ces fonctionnalités n'étaient pas encore toutes fonctionnelles et nécessitaient d'atteindre un certain stade dans le jeu.
Et en parlant de PvP, la question de l'équilibre entre les joueurs se pose. Les joueurs ayant envie de mettre la main à la poche seront-ils avantagés dans la mesure ou bien des choses seront dispo via la boutique ?

On pourra par exemple recharger son « zéle » et donc jouer plus longtemps, acquérir des modules de résurrection (pour éviter d'abandonner en cours de niveau lorsqu'on est Ko) obtenir des bonus d'xp ou de craft, des « Akashas », et surtout, des emplacements supplémentaires pour son inventaire ou à la banque.
Mais en progressant en groupe, en réalisant des succès, des quêtes, bref en jouant, on pourra tout de même se faire plaisir. Des consommables sont disponibles via Dzinahs (la monnaie du jeu) et on pourra même vêtir son perso de la tête aux pieds avec des accessoires de mode grâce au craft et à l'or Groutin gagné régulièrement. Alors, certes on ne pourra pas avoir les cheveux roses sans payer, mais ça ne changera rien à notre progression.
Pensez aussi à passer par le shop de temps en temps pour récupérer des objets gratos. Je dis ça je dis rien...

Avis en bref

Soulworker est un Hack'n slash vraiment beau, qui ravira les fans de manga et d’anime de par ses graphismes soignés et son scenario. Il semble que le jeu ait été pensé pour plaire au plus grand nombre. Que l'on soit un pro du MMO ou un novice en la matière : l'arbre des compétences simple et clair, la visée automatique, l'équipement qu'on identifie comme meilleur en un clin d’œil, et bien entendu les zones et épisodes instanciés qui nous dirigent dans notre progression. Un peu trop diront certains, moi la première. Bien que la présence de stamina et d'autres éléments aient pu nous faire un peu peur sur l'aspect pay-to-win ou pay-to-fast, il est agréable de constater qu'il est possible de progresser, de stuffer son perso ou de le customiser à souhait sans même passer par la case porte monnaie. On attend tout de même un peu plus de contenu (notamment en JcJ) grâce aux prochaines mises à jour.


Miam

  • Voix VO
  • Dialogues sympa
  • Gameplay
  • Prise en main rapide
  • Graphismes et animations
  • Système de combo
  • Récompenses et objets gratuits du shop qui permettent de jouer dans de bonnes conditions sans payer
  • Des chats et des Corgis partout !

Beurk

  • Présence de stamina réduisant le temps de jeu
  • Trop dirigiste
  • Répétitif
  • Assez peu de chose à faire au moment du test

Avis de Cyanoz,
la rédac du site

8
Savoureux

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